Rien ne s'oublie réellement et quand la vérité est en marche, plus rien ne l'arrête.Dans ce troisième opus du sourire, la science et l'histoire trouvent leur place. L'une avec les trous noirs, l'autre avec la révélation de la vérité sur le naufrage du Koursk, ce sous-marin nucléaire russe qui a sombré avec 118 hommes d'équipage le 12 août 2000. Un polar qui s'inscrit dans le domaine du possible, une intrigue haletante où les femmes auront le dernier mot. Peut-être. Avec, en toile de fond, Natacha. Jacques Vialat nous fait voyager. En Turquie, au Canada, en Sibérie et en Norvège, au rythme de son héros amoureux et des dessins de Lionel Brun, dans un univers inquiétant où l'on pourrait presque rencontrer l'ombre de Corto Maltese?Installez-vous confortablement, servez-vous un café fort et prenez garde, car vous ne pourrez plus vous arrêter avant d'avoir terminé.EXTRAITElle en avait marre de réfléchir à comment elle permettrait à son client de reporter encore une fois l'échéance de paiement des charges de sécurité sociale pour éviter - ou plus probablement repousser - le dépôt de bilan. Marre de ne pas trouver une solution juridiquement imparable. Marre de ces clients à la traîne de l'ordre alphabétique qui l'obligeaient à attendre le jugement des autres affaires prévues au rôle de la journée. Marre de patienter dans cette salle des pas perdus, si justement nommée, où il était interdit de fumer. Marre de cette ridicule robe noire, trop longue.L'avocate, stoppant le cheminement de ses pensées pour s'asseoir sur le banc plaqué le long du mur de la pièce, regardait défiler ceux qui, comme elle, perdaient leurs pas résonnants et leur temps à raisonner dans la salle d'attente du tribunal de commerce de Paris, le mercredi matin, tandis que se décidaient redressements et liquidations judiciaires des entreprises exsangues.Elle s'appliquait à faire le vide dans sa tête pour observer les autres.